Newsletter OCTOBRE 2016

Le mot du DG
Cheick Tidiane CAMARA

Chers Lecteurs,

Bonjour

C’est à mon tour de prendre la plume pour ce dernier numéro de l’année 2016, espérant ne pas vous faire regretter la plume incisive de notre Président, Monsieur CT CAMARA.

La rentrée a eu lieu dans cette ambiance de fébrilité habituelle, comme si l’année commençait en ce mois de septembre. Et de fait avec de grands rendez-vous comme l’IFTM-Top Résa qui vient de se dérouler à Paris le mois dernier, c’est à nouveau un monde d’opportunités qui s’ouvre.

Tous les grands et petits acteurs du tourisme et du transport aérien mondial y étaient présents pour promouvoir leurs produits, présenter les nouveautés et nouer de nouveaux contacts d’affaires.

Ce que je retiendrais de cet événement, mais au-delà même, de ce milieu d’année 2016, c’est la profonde mutation des « business models » qui s’opère dans le monde des compagnies aériennes. J’aurais pu aussi évoquer le Brexit mais je pense que le recul nous manque encore pour en mesurer toutes les conséquences sur le marché européen, même si certains signes s’amorcent avec, par exemple, la sortie du marché anglais de la Compagnie.

Je voudrais parler ici des compagnies hybrides … d’une nouvelle façon d’aborder le service au passager qui tient la ligne du « je ne paye que pour ce dont j’ai besoin ». Quand les compagnies low cost se sont lancées dans le début des années 2000, grâce notamment à la mise en place du marché unique, le marché était fébrile en Europe, les compagnies traditionnelles étudiant cette arrivée de nouveaux opérateurs qui promettaient de leur faire grand tort, même s’ils ont été souvent générateurs de trafic nouveau. Si les LCC ont en effet bien pénétré le marché, les compagnies traditionnelles sont encore là avec une part de marché supérieure aux nouveaux entrants. On s’aperçoit maintenant que chacun a appris de l’autre, et que certains produits ou fondamentaux des compagnies traditionnelles, rejetés à leurs débuts, sont maintenant revisités et font partie intégrante de leur offre. Je veux parler notamment des programmes de fidélisation de voyageurs fréquents. Ce segment de clientèle est particulièrement visé par ces opérateurs qui mettent à sa disposition toutes les attentions qu’il apprécie sous forme de « package » additionnel payant.

Les compagnies traditionnelles, attaquées sur les marchés court et moyen-courrier, ont réagi en créant leurs propres filiales « low-cost », qui finissent par rentrer dans les grandes Alliances, sous forme de « connecting partners », utiles feeders sur les petits marchés. Mais elles ont aussi revu leur offre : des tarifs plus attrayants, mais sans bagages, sans miles, sans possibilité de modification … les deux modèles se rejoignent un peu. Si Lufthansa a déjà fait le pas depuis 2015, et Air France cette année, c’est encore British Airways qui franchit un nouveau cap en rendant payante sa restauration à bord en classe économique sur ses courts et moyen-courriers, à compter de janvier 2017. L’argument, basé sur des études clients qui ont mis à jour une attente de diversité dans l’offre à bord, est de répondre au besoin des clients de disposer de meilleurs produits, grâce à un partenariat avec Marks et Spencer. Etaient-ils prêts à les payer « en plus » ? cela n’est pas certain. Il faut dire que le nouveau PDG de BA est issu du milieu des compagnies low-cost… Ceci explique peut-être cela. En tous cas, l’évolution est notable, et nous suivrons avec attention les réactions de ses consœurs européennes !

Le modèle low cost (ou smart cost ?) s’étend depuis quelques temps au long courrier, chose impensable il y a encore quelques années … le marché est prêt … le client-consommateur veut se rendre à l’autre bout de la planète à des tarifs défiant toute concurrence… Le lancement de French Blue en juin dernier en est l’exemple frappant, ainsi que l’accélération du déploiement de Norvegian au départ de Paris pour la saison hiver 2016-2017. Les aéroports utilisés sont les mêmes que leurs concurrentes traditionnelles. Les économies sont ailleurs … ou peut être là aussi, question de négociation ! A suivre aussi si le client s’y retrouve … le voyage à la carte … mais à quel prix !?

Vous lirez dans cette parution l’article de Mme NDONGO Sawdatou sur le thème « Hub de la CEDEAO, à l’ouest du nouveau … et des questions », un zoom sur la formation/accompagnement proposés par ECTAR à destination des autorités d’aviation civile pour la mise en oeuvre du Plan National de Sécurité, mais aussi un bref aperçu sur notre Centre d’appels ouvert 7/7 et basé en Région Parisienne. Cette newsletter finira comme d'habitude sur les actualités d’ECTAR.

Je vous souhaite une bonne lecture ! et ne manquez pas de réagir à nos articles et nos news !

 

Délia BERGONZI
Directrice Générale ECTAR

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