Newsletter OCtOBRE 2015

Le mot du Président
Cheick Tidiane CAMARA

Chers Amis,

Bonjour

Comme chaque année, les compagnies aériennes africaines vont célébrer leur grand-messe dans le cadre de la 47ème Assemblée Générale Annuelle de leur association, l’AFRAA.

Ces assises se tiendront à Brazzaville du 08 au 10 novembre 2105.

Comment se portent ces compagnies du continent, qui est aujourd’hui l’objet de la convoitise des opérateurs étrangers ?

Pour le savoir, jetons un rapide coup d’œil sur quelqu unes d’entre elles.

Globalement les historiques, notamment la Royal Air Maroc, Ethiopian Airlines, Egyptair, Air Namibia se portent bien. C’est moins le cas de :

  • Tunisair, très affectée par les évènements que la Tunisie a connus ;

  • Air Algérie, qui peine à achever sa restructuration ;

  • TAAG, qui, malgré un renouvellement de sa flotte en cours, subit toujours des restrictions de l’UE ;

  • TACV, qui est très peu présente sur le marché africain ; et,

  • Air Burkina, une des plus anciennes, qui ne grandit toujours pas.

Une d’entre elles, South African Airways, vit une sérieuse crise depuis un certain temps, due, entre autres, au changement fréquent de son top management.

Parmi les plus jeunes :

  • Kenya Airways subit de plein fouet la situation socio-politique du Kenya ;

  • Arik Air n’arrive pas à atteindre ses objectifs de départ.

Des plus récentes, on retiendra que :

  • Asky, Air Côte d’Ivoire, Ecair et Rwandair poursuivent leur développement sans accroc majeur ;

  • Camair-co et Sénégal Airlines semblent être près du dépôt de bilan.

Vous aurez, je l’espère, compris que ces appréciations sont purement personnelles, donc subjectives, car ne s’appuyant sur aucune analyse objective de la situation financière et commerciale de ces compagnies, dont je ne connais que ce qui est sur la place publique.

Il s’agit néanmoins de la perception d’un observateur attentif de la vie des compagnies aériennes, africaines en particulier.

Ce tableau, sans être exhaustif, est  cependant, de mon point de vue, assez représentatif.

Il n’est pas aussi sombre que certains le décrivent. Je dirai même qu’il serait plutôt meilleur qu’il y a quelques temps, n’eût été la zone Afrique de l’Ouest. En effet, celle-ci continue d’être le maillon faible en ne disposant d’aucune compagnie assurant des dessertes intercontinentales, à l’exception de TACV qui opère de manière presque « confidentielle », pendant que ECAIr, malgré son jeune âge dessert l’Europe et le Moyen Orient, améliorant ainsi la situation de l’Afrique Centrale.

Le tableau pourrait être encore plus attractif, si ces compagnies trouvaient le moyen de mieux coopérer, dans leur intérêt bien compris

Vous lirez dans cette livraison, une fiche technique de Christian Perchat concernant les indicateurs de performance marketing des compagnies aériennes, quelques informations sur l’actualité d’ECTAR, et un zoom sur notre nouvelle formation à l’attention des Autorités d’aviation civile, relative à la Surveillance des Exploitants d’Aérodrome.


Bonne lecture !


Cheick Tidiane CAMARA

Président du Conseil d'Administration


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