Newsletter octobre 2014

Le mot du Président
Cheick Tidiane CAMARA

Chers Amis,

Bonjour !

Les vacances sont terminées. J’espère qu’elles auront été bonnes pour chacun et que les "accus" sont rechargés pour entamer une nouvelle saison que je souhaite pleine de succès pour tous.

Cependant, pour vous livrer le fond de ma pensée, je suis pressé que 2014 se termine car elle est, sans aucun doute, une "annus horriblilis" pour le transport aérien, à cause du nombre d’accidents tragiques qu’elle a déjà connu.

Le « Bureau of Aircraft Accidents Archives » (B3A) de Genève a enregistré 991 morts depuis le début de l'année, soit plus du double de l'année 2013, une des années les plus sûres de l’histoire du transport aérien.

Cette série de catastrophes ne doit, cependant pas, nous faire accorder du crédit à la loi du même nom. Rappelons-nous de l’été 2005, pendant lequel pas moins de cinq catastrophes ont eu lieu en trois semaines, entre le 2 et le 23 août.

Dans un article du monde.fr, Olivier Razemon, parlant de la fameuse loi des séries, cite la mathématicienne Elise Janvresse qui dénonce : « un mythe populaire, une expression qui n’existe que dans la vie courante. Nous utilisons cette expression pour rendre intelligible des phénomènes extraordinaires, des coïncidences qui ne s'expliquent pas. Un comportement assez naturel chez l'être humain ».

Et selon le site 1001crash.com, chaque année, entre 200 et 1200 décès consécutifs à des catastrophes aériennes sont enregistrés. Mais le nombre d’accidents par million de départs a décru régulièrement depuis les années 1960.

Ceci pour dire que l'avion reste de loin, le mode transport le plus sûr et ce, même si cette année rompt avec une tendance à la baisse en pertes humaines.

Je ne saurais boucler cet édito sans faire « chapeau bas » à la Royal Air Maroc qui continue de desservir de manière régulière le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée-Conakry, trois pays d’Afrique de l’Ouest durement touchés par l’épidémie Ebola. Elle est la seule compagnie aérienne africaine dans ce cas.

Elle le fait parce que selon Omar Hilale, Ambassadeur du Maroc à l’ONU : « Préoccupé par les effets néfastes de l’isolement des pays touchés par l’Ebola et des restrictions qui leur ont été imposées, le Maroc, sur Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi, a décidé, dans un geste de solidarité, de briser l’isolement et la mise en quarantaine des pays africains touchés par le virus Ebola ».

C’est le lieu de rappeler que les aides de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des autres organisations internationales vers la Sierra Leone et le Liberia sont acheminées par les vols de la RAM pour laquelle cette solidarité présente « un caractère responsable et soucieux de la sécurité de chacun ». Elle affirme avoir pris un ensemble de mesures pour « garantir la sécurité de son personnel et de ses passagers, amenés à se rendre dans ces zones à risques ».

Alors, disons grand merci à la RAM comme l’a fait le ministre libérien de la Défense Nationale, Brownie J. Samukai, devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies en soulignant que la « suspension des vols (à destination de son pays) a accentué les difficultés auxquelles fait face le pays et exacerbé les contraintes en matière de livraison d'aide humanitaire ».

La compagnie marocaine prouve au quotidien qu’il y a une alternative à la mise en quarantaine des pays atteints par l’épidémie.

Vous lirez dans cette parution un article de notre Directrice Générale sur les Revenus Annexes des compagnies aériennes, ainsi que des informations sur le fonds que va mettre en place l’OACI pour aider à la formation dans le domaine aéronautique. Nous vous informerons aussi sur l’actualité d’ECTAR ainsi que sur nos formations à destination des Autorités d’Aviations Civiles.

Bonne lecture

Cheick Tidiane CAMARA
Président du Conseil d’Administration ECTAR

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