Newsletter JANVIER 2017

Le mot du Président
Cheick Tidiane CAMARA

Chers Amis,

Bonne et heureuse année !

Que 2017 apporte à chacun, santé, bonheur et prospérité, qu’elle soit pour vos entreprises une année de succès et d’expansion.

Comme chaque fin d’année, les compagnies aériennes africaines, ont tenu leur « grand-messe » au Zimbabwe. A l’exception de la féerie du site (Victoria Falls) qui a hébergé cette 48ème AGA de l'AFRAA et des rencontres très enrichissantes que j'y ai eues, l’évènement n’a pas totalement répondu à mes attentes. J’en suis revenu avec un certain malaise.

D'abord parce que les différentes interventions et les panels qui ont traité du sujet, n’ont pas permis, de mon point de vue, de lever l’équivoque, voire la confusion qui existe entre la mise en œuvre de la Décision de Yamoussoukro et la réalisation du marché unique africain du transport aérien. Car, si le premier est un des préalables du second, il ne l’implique absolument pas.

La réalisation d’un marché unique est un long processus qui requiert l’adhésion active de beaucoup d’acteurs : les Parlements, les Aviations Civiles, les Douanes, les Polices des frontières, les Services et Acteurs économiques, et j’en oublie. Elle nécessite en outre des textes législatifs et règlementaires harmonisés, et des Instruments communs de régulation et d’arbitrage.

Il est donc nécessaire que les spécialistes du métier informent de manière complète les gouvernements afin qu’une démarche plus réaliste soit adoptée. Il faut en finir avec les professions de foi et les incantations à longueur de rencontres qui trouveront rapidement leurs limites dans des pays qui tiennent, plus que de raison, aux attributs de leur souveraineté.

Ensuite parce que, j’ai eu le sentiment que l’AGA de l’AFRAA devient, année après année, un espace de valorisation et de promotion d’Ethiopian Airlines et de sa stratégie d’expansion dans le continent.

Ethiopian est une grande et profitable compagnie aérienne africaine. Certaines conditions favorables dont elle dispose l’expliquent en grande partie (marché domestique de près de 100 millions habitants, sans aucune concurrence, présence à Addis du siège de l’UA et de la CEA…). Mais elle n’est pas la seule, ni la plus grande, même si, au rythme actuel de son expansion, il y a des chances qu’elle le devienne.

Aussi, il devient quelque peu agaçant de la voir ainsi et continuellement célébrée, par l’Association qui est censée représenter et promouvoir toutes les compagnies africaines.

Pour terminer, jetons un œil sur les prévisions 2017 d’IATA.

Selon l’Association, 2017 sera la huitième année consécutive de rentabilité́ pour les compagnies aériennes. Elles devraient enregistrer un bénéfice de 7,54 dollars par passager transporté.

Encore une fois ce seront les compagnies aériennes d’Amérique du Nord qui auront les résultats financiers les plus importants, avec des bénéfices nets de 18,1 milliards de dollars.

Celles d’Asie-Pacifique réaliseront un résultat de 6,3 milliards. L’Europe suivra avec un bénéfice autour de 5,6 milliards.

Les transporteurs du Moyen-Orient, quant à eux n’enregistreront que 300 millions de bénéfice. Ceux d’Amérique latine 200 millions.

En Afrique, comme l’année dernière, ils seront en déficit de 800 millions.

Les années se suivent et se ressemblent globalement pour les compagnies du continent.

Vous lirez dans cette livraison un article de Mr Christian Vernet concernant l’influence du contrat de lease sur les coûts d’entretien supportés par l’opérateur, puis un autre article concernant la Certification des Aéroports par Mr Patrice REVERDY, expert ECTAR, prêt à accompagner les Aéroports mais aussi les Autorités d’Aviation Civile dans cette lourde tâche. Nous vous présentons à nouveau notre service Centre de Contacts à votre disposition et vous trouverez ensuite les actualités du Cabinet ECTAR et les séminaires IFURTA.

Ne manquez pas de nous faire vos retours sur nos articles, nos actualités !

Bonne lecture !

C.T. CAMARA
Président du Conseil d’Administration

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