Newsletter janvier 2015

Le mot du Président
Cheick Tidiane CAMARA

Chers Amis,

Bonne et heureuse année 2015 ! Qu’elle apporte à chacun et à tous santé, bonheur, et prospérité.

L’année 2014 s’en est allée avec son cortège d’accidents comme l’aviation civile n’en avait connu depuis 2005, autre année noire du transport aérien.

Comme je le lisais tout récemment dans un quotidien, « un accident d'avion est spectaculaire, comporte une dimension internationale et intervient dans un univers, le ciel, qui n'est pas naturel à l'être humain ».

Cela contribue, bien naturellement, à faire considérer, par certains, l’avion comme un mode transport dangereux.

Et pourtant, la vérité statistique est toute autre. L’avion reste, sans conteste, le moyen de transport le plus sûr. Par comparaison, rien qu’en France, la route a tué 3250 personnes en 2013, chiffre le plus bas depuis 1948, donné par le Ministre français de l’intérieur.

J’écrivais dans la parution d’octobre dernier : « Cependant, pour vous livrer le fond de ma pensée, je suis pressé que 2014 se termine car elle est, sans aucun doute, une « annus horriblilis » pour le transport aérien, à cause du nombre d’accidents tragiques qu’elle a déjà connu. »

Alors permettez-moi une trivialité : au diable vauvert 2014.

Et vive 2015 qui, je le souhaite, renouera avec la dynamique de 2013, année la moins meurtrière de l’aviation civile.

Ce dont nous pouvons, à peu près, être sûrs, c’est que les compagnies aériennes verront leurs coûts d’exploitation réduits de manière notable et leurs résultats  prendre l’ascenseur.
 
Le carburant représente aujourd’hui, entre 25 et 30% des coûts des compagnies ; or, le prix du baril de brut est passé de 115 à 55 dollars en 2014. Les experts prévoient encore des baisses au cours de cette année.

Déjà, l’IATA prévoit pour ses membres un bénéfice opérationnel de 38,3 milliards de dollars en 2014 et de 46,8 milliards en 2015. Car en plus de la baisse du prix du baril, l’Association estime que la hausse du trafic passagers sera de 7% en 2015 (niveau supérieur à la moyenne de ces 20 dernières années).

Les compagnies aériennes peuvent dire merci à ce qu’a été dans le passé la hausse continuelle du prix du carburant. Elle les a contraintes à être plus performantes en :

  • Réduisant leurs effectifs et en utilisant les technologies nouvelles du e-services : ex. plus de billet ni de LTA et presque plus de carte d’embarquement papier, d’où un gain de productivité, qui a atteint, selon IATA, 63% entre 2001 et 2011. Son programme « Simplifying the Business » (StB) y a largement contribué ;
  • Accélérant la consolidation, les plus faibles qui n’ont pas disparu, se mettant sous l’aile des plus grands. Aux Etats-Unis, quatre majors (American, Delta, Southwest et United,) se partagent aujourd'hui l'essentiel du marché américain. En Europe, ce sont les groupes Air France/KLM, IAG (British Airways, Iberia), Lufthansa (Brussels Airlines, Swiss) qui jouent les cadors.
  • Modernisant leur flotte par des avions plus économes conçus par les constructeurs (l'A380, l'A320 (Neo), le B787, le B737 (Max), ‎Embraer 190, etc).

2015 devrait donc être une bonne cuvée. C’est le vœu que je formule, aussi, en ce début d’année.

Vous lirez dans cette livraison une information sur notre offre de services d’actualité sur la certification des aéroports, quelques rappels sur les formations dispensées par ECTAR et l’IFURTA, notre partenaire, ainsi que des informations sur notre actualité de fin d’année.

Bonne lecture

Cheick Tidiane CAMARA
Président du Conseil d’Administration ECTAR

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