Newsletter AVRIL 2017

Le mot du Président
Cheick Tidiane CAMARA

Chers Amis,

Bonjour

La croissance du trafic aérien mondial a été soutenue en 2016. Selon l’OACI, 3,7 milliards de personnes ont pris l’avion, cette année-là. Le continent africain enregistre, quant à lui, une hausse de 5,7% contre 2,3% en 2015.

Tout porte en penser que cette progression du trafic aérien en Afrique continuera, malgré les crises socio-politiques, çà et là, car la classe moyenne y croît à vitesse grand V.

Voilà, probablement pourquoi les compagnies aériennes africaines, du moins celles qui en ont les moyens, ne veulent pas rester sans réaction face à l’offensive étrangère et procèdent à un redéploiement jamais vu sur le continent. La RAM, Kenya Airways, Ethiopian, Egyptair, Tunisair, Air Côte d’ivoire, Rwandair, Asky, …etc.., multiplient les ouvertures de nouvelles dessertes et/ou multiplient les fréquences sur les destinations à fort potentiel.

Elles ont raison de procéder ainsi car c’est la meilleure façon, si les conditions requises sont réunies, d’occuper le terrain, pour espérer nouer des partenariats profitables avec les compagnies moyen-orientales, et européennes et leurs alliées d’outre-Atlantique.

A preuve, nous voyons se dessiner ce qui ressemble fort, à une nouvelle politique africaine d’Air France.

Cette compagnie, une des plus anciennes et des plus présentes sur le continent, en plus de l’ouverture de nouvelles destinations et de l’accroissement de fréquences sur d’autres, se dit prête à suivre l’augmentation de capital d’Air Côte d’Ivoire et envisage des partages de code avec elle.

C’est bien la première fois, à ma connaissance, qu’Air France décide, sans contrainte politique, à l’exception de Kenya Airways, d’être présente à ce niveau dans le tour de table d’une compagnie africaine.

Dans son entretien, avec l’hebdomadaire Jeune Afrique, son PDG se dit même ; « ouvert à tout nouveau partenariat avec une compagnie africaine, à condition qu’il soit cohérent avec ceux que nous avons déjà. »

Je suis de ceux qui pensent qu’Air France n’a pas su profiter, à hauteur de sa présence, de la libéralisation du ciel en Afrique, en y nouant des partenariats forts bien plus tôt.

Elle estimait, sans doute, qu’une coopération étroite avec les compagnies africaines n’était pas nécessaire à son développement.

Les temps changent. Il m’est revenu, qu’en Juin prochain, le Délégué Air France pour le Mali, serait malien. Je connais la personne pressentie, elle est, sans aucun doute, capable d’assumer cette fonction. Elle allie harmonieusement la compétence et la rigueur à la convivialité. 

Il faut espérer que cet exemple fasse école, car les cadres compétents, font légion en Afrique. Saudia et Emirates, par exemple, l’ont compris bien avant. Il était grand temps qu’Air France s’en aperçoive.

Dans une précédente parution, je tentais d’expliquer, que pour réaliser le marché unique africain du transport aérien, il faut adopter une autre démarche que celle qui consiste à réclamer à longueur de conférences, séminaires, et autres colloques, la signature de l’engagement de tous les états à y adhérer.

Je rentre d’une conférence de l’OACI à Accra, où ce qui est devenu une antienne a, encore, été à l’ordre du jour.

Ne serait-il pas plus simple de procéder par région ?

Au demeurant, l’Union Africaine pour réaliser l’intégration du continent a choisi une démarche régionale passant par les CER (Communauté Economique Régionale). Ces CER ont adopté et mis en œuvre quelques fondamentaux indispensables au marché unique : libre circulation des personnes et des biens, passeport communautaire, tribunal arbitral .etc. Notre Directrice Générale, Délia BERGONZI, revient plus, amplement, sur le sujet dans ce numéro.

Par ailleurs, vous lirez dans cette livraison : un point sur le groupe de travail de la DGAC sur les passagers indisciplinés, par Yann DUVAL, Directeur exploitation d’Aigle Azur, certaines des formations opérationnelles délivrées par ECTR, des nouvelles de notre équipe depuis fin 2016 et l’actualité de l’IFURTA, avec notamment un Colloque organisé le 11 mai prochain à Aix-en-Provence, sur le thème "Aviation d'affaires : évolution, enjeux et pistes pour l'avenir".

Ne manquez pas de nous faire vos retours sur nos articles, nos actualités !

Bonne lecture !

C.T. CAMARA
Président du Conseil d’Administration

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