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Aigle Azur vers la cessation de paiement

La compagnie assure que la procédure ne va pas pénaliser les passagers et que ses avions vont continuer à voler.

Le 2 septembre 2019 à 10h27

Après une semaine mouvementée sur fond de guerre entre les actionnaires, la compagnie aérienne française Aigle Azur devrait se déclarer, ce lundi, en cessation de paiements et être placée la foulée en redressement judiciaire.

L’entreprise, qui emploie 1 150 personnes, devrait bénéficier d’une période d’observation pour permettre le maintien de l’activité et la formalisation des offres de reprise.

La semaine dernière, Gérard Houa, troisième actionnaire d’Aigle Azur via sa société Lu Azur (19 %), a tenté un coup de force contre la direction en s’autoproclamant président de la compagnie.

Deux jours plus tard, il a été démis de ses fonctions à la demande du tribunal d’Evry. Depuis, le PDG Frantz Yvelin a retrouvé son poste et un administrateur judiciaire provisoire a été nommé pour diriger la compagnie.

Le redressement judiciaire à l’ordre du jour du CCE

À la demande de ce dernier, un comité d’entreprise a été convoqué pour une réunion extraordinaire. Selon le SNPNC, un syndicat représentant les hôtesses et stewards, l’ordre du jour est sans équivoque : « Information-consultation sur l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire ». Les salariés doivent manifester devant le siège pendant cette réunion.

Créée en 1946, Aigle Azur, deuxième compagnie française derrière Air France avec près de 2 millions de passagers, doit faire face à une dette de l’ordre de 40 millions d’euros. Par ailleurs, les salaires du mois d’août qui n’ont pas été payés vont être pris en charge par les AGS (le régime de garantie des salaires).

Cette procédure de redressement judiciaire va prémunir la compagnie contre les créanciers tout lui en permettant de poursuivre son activité. Aigle Azur assure que ce dépôt de bilan n’aura pas d’impact sur les voyageurs et que ses 11 avions continueront à voler.

Le 2 septembre 2019 à 10h27

Après une semaine mouvementée sur fond de guerre entre les actionnaires, la compagnie aérienne française Aigle Azur devrait se déclarer, ce lundi, en cessation de paiements et être placée la foulée en redressement judiciaire.

L’entreprise, qui emploie 1 150 personnes, devrait bénéficier d’une période d’observation pour permettre le maintien de l’activité et la formalisation des offres de reprise.

La semaine dernière, Gérard Houa, troisième actionnaire d’Aigle Azur via sa société Lu Azur (19 %), a tenté un coup de force contre la direction en s’autoproclamant président de la compagnie.

Deux jours plus tard, il a été démis de ses fonctions à la demande du tribunal d’Evry. Depuis, le PDG Frantz Yvelin a retrouvé son poste et un administrateur judiciaire provisoire a été nommé pour diriger la compagnie.

Le redressement judiciaire à l’ordre du jour du CCE

À la demande de ce dernier, un comité d’entreprise a été convoqué pour une réunion extraordinaire. Selon le SNPNC, un syndicat représentant les hôtesses et stewards, l’ordre du jour est sans équivoque : « Information-consultation sur l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire ». Les salariés doivent manifester devant le siège pendant cette réunion.

Créée en 1946, Aigle Azur, deuxième compagnie française derrière Air France avec près de 2 millions de passagers, doit faire face à une dette de l’ordre de 40 millions d’euros. Par ailleurs, les salaires du mois d’août qui n’ont pas été payés vont être pris en charge par les AGS (le régime de garantie des salaires).

Cette procédure de redressement judiciaire va prémunir la compagnie contre les créanciers tout lui en permettant de poursuivre son activité. Aigle Azur assure que ce dépôt de bilan n’aura pas d’impact sur les voyageurs et que ses 11 avions continueront à voler.

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