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MUTAA : 33 pays bientôt signataires

Le Président Faure Gnassingbé a été chargé en 2018 par l’Union africaine (UA) de mettre en œuvre le marché commun du transport aérien (MUTAA).

En quelques LATmois, il est parvenu à faire adhérer 33 pays africains. Un résultat dont se félicite Gnama Latta, le patron de l’Aviation civile togolaise.

Celui qui est également le patron de l’aéroport international de Lomé participe jusqu’au 2 août à Accra à une réunion du groupe régional Afrique-Océan indien (AFI) de l’organisation de l’Aviation civile internationale (OACI).

Le MUTAA n’est rien d’autre que le prolongement de l’accord Opensky de Yamoussoukro signé en 1999.

Face aux compagnies aériennes européennes et du Golfe, les Etats d’Afrique ont tout intérêt à mettre en œuvre l’Opensky et à éviter de se livrer une concurrence souvent inutile et préjudiciable à une activité en forte croissance, explique M. Latta, vice-président du groupe régional AFI.

Projet phare de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, le MUTAA est une de ces initiatives qui vise à libéraliser l’aviation civile sur le continent et à terme favoriser l’intégration économique à travers la création d’un Open Sky.

Si la mobilité aérienne entre certains pays africains a connu une nette amélioration ces dernières années, il existe encore de des disparités entre les différentes régions du continent.

De nombreux défis restent à relever : le financement des infrastructures et des aéroports en particulier, la formation du capital humain, l’amélioration de la sécurité aérienne ou les stratégies commerciales des compagnies nationales africaines entre autres.

Parallèlement, la croissance des classes moyennes, associée à leur forte mobilité devraient accroitre la demande des passagers africains dans les années à venir, un marché à prendre en compte dans les prévisions.
En 2018, l’Afrique représentait seulement 3% du trafic aérien mondial.

Le développement du MUTAA pourrait faire passer le nombre de passagers africains de 100 à 300 millions à l’horizon 2035.

La réunion d’Accra doit également aborder les questions relatives à la sécurité et à la navigation aérienne.

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