Camair-Co veut ouvrir son capital au public

Cette option fait partie du plan de sortie de crise que traverse la compagnie.

Les rencontres entre la Cameroon airlines corporation avec la presse deviennent un tout petit peu un rituel. L’équipe managériale dans le cockpit joue sur la carte de la transparence et de la communication, question de donner à l’opinion ce qui est fait dans cette entreprise qui a failli passer championne dans le licenciement des directeurs généraux. L'info claire et nette. Face à la presse le 7 février 2019, le directeur général a donné des nouvelles de l’entreprise dont il tient les manettes. Résultats, de 2016 à 2018, le chiffre d’affaires pointe 26,6 milliards de FCFA, performances du transport des passagers, affrètement et cargo.                                            

Les prouesses de 2018 affichent plus de 343000 passagers transportés, 200 tonnes de fret, 3600 emplois indirects créés, 300 sous-traitants locaux sollicités et 545 emplois directs. Camair-Co dispose d’un total de six aéronefs. Tous ne sont pas en activité. Le tableau de la situation de crise affiche le B767-300 cloué au sol, idem pour un MA60 et B737-700. Trois avions sont donc en activité. Et avec eux cette année, Camair-Co envisage un revenu mensuel de 2,4 milliards de FCFA. Le revenu mensuel de janvier 2019 a donné 1,4 milliards de francs. Le revenu projeté à compter de février en cours et après immobilisation du deuxième B737 est de 700 millions de francs. Des ambitions quelque peu douchées.

Mais Ernest Dikoum, le directeur général, dispose d’un plan de sortie de crise. Il veut mobiliser 2,5 milliards et assurer l’entrée en service des avions en location. A court terme, il est envisagé la mobilisation de 5,5 milliards, la réparation des B737 immobilisés. La compagnie veut aussi enrôler 6,7 milliards pour le démarrage du mécanisme de l’escompte, mobiliser 48 milliards pour le financement de la relance. Etc.

Des ambitions qui ne sauraient se réaliser en solitaire. Le top management de Camair-co annonce des partenariats dans le pipe avec l’armée de l’air du Cameroun. Mais aussi avec Ethiopians airlines, Abu Dhabi aviation, Bombardier, Corsair, Cargolux. Camair-Co veut voler dans les airs de la transparence. Ernest Dikoum annonce, dans ses projections dans un document parvenu à notre rédaction, l’ouverture du capital aux entreprises privées et publiques, ainsi que la recherche des partenaires stratégiques et techniques. Avec tous ces partenaires, «L’Etoile du Cameroun» envisage atterrir désormais à Bertoua, Bamako, Brazzaville, Kinshasa, Johannesburg, Paris. D’autres actions sont annoncées, à l’instar de la tenue de la 51e assemblée d’African airlines association (AFRAA) en novembre prochain.

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