La première réunion pour l’opérationnalisation du MUTAA du 25 au 28 mai prochain à Lomé

Lomé, Togo (PANA) - La capitale togolaise, Lomé, va accueillir, du 25 au 28 mai prochain, la première réunion du Groupe de travail ministériel pour l’opérationnalisation du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), a appris la PANA de sources officielles ce mercredi.

Lancé le 28 janvier 2018, en marge du 30ème Sommet de l’Union africaine (UA) et dont le chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), est mandaté pour en suivre le processus; le MUTAA a pour objectif  l’harmonisation des Accords bilatéraux des services aériens (BASA), indique-t-on.

Lors des assises de Lomé, il s’agira, selon les organisateurs, de la mise en œuvre des mesures immédiates pour le fonctionnement efficace du Ciel Unique Africain.

On apprend de bonnes sources que 25 Etats sont  déjà membres du Marché unique et  procèderont à l’harmonisation des Accords bilatéraux des services aériens (BASA), tandis que ceux dont le processus est en cours profiteront de cette réunion pour se mettre à jour.

Le Togo est en pleine campagne de plaidoyer et de lobbying pour que cette rencontre constitue une "étape majeure vers l’atteinte du MUTAA", constate-t-on.

La MUTAA, souligne-t-on, renforce la Déclaration de Yamoussoukro sur le trafic aérien en Afrique.

On rappelle que la Conférence régionale des ministres africains chargés de l`Aviation civile, réunie à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, les 12 et 13 novembre 1999, avait adopté la Décision relative à la mise en œuvre de la Déclaration dite de Yamoussoukro concernant la libéralisation de l'accès au marché du transport aérien en Afrique.

La Décision, précise-t-on,  a "préséance sur tous les accords bilatéraux et multilatéraux de transports aériens qui n’y sont pas conformes et élimine de façon graduelle toutes les barrières non physiques du transport aérien intra-africain et les restrictions liées à l`octroi des droits de trafic et, spécialement, ceux de la 5ème liberté de l’air, la capacité des aéronefs des compagnies  aériennes africaines, la réglementation des tarifs, la désignation des instruments d’exploitation et l’exploitation des vols-cargo".
-0- PANA FAA/JSG/IBA 23mai2018

23 mai 2018 08:55:04
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