Air Madagascar – Des milliards d’ariary de dettes effacées

La compagnie aérienne Air Madagacar a pu faire passer l’éponge sur une partie de ses dettes. Le processus reste encore très long

Les dettes d’Air Mada­gascar intriguent toujours les observateurs. Maintenant, la compagnie annonce qu’elle vient d’effacer  une partie de ses passifs. Au total, plus de 100 milliards d’ariary sur les dettes de 303 milliards d’ariary sont presque réglés. « Le processus est lié à la libération des fonds par l’État et la cession des bons du trésor », confie François Marchal, directeur général adjoint chargé des Finances d’Air Madagascar. Ce responsable annonce que la compagnie a pu régler, par exemple, 50 milliards d’ariary avec des bons du trésor. À cela s’ajoute les 45 milliards d’ariary de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) correspondant au remboursement d’un prêt de 11 millions d’euros ou encore les 18 milliards d’ariary de la banque BGFI.

Lourdement déficitaire, la compagnie Air Mada­gascar avait croulé sous les dettes. Pour sortir sa tête hors de l’eau, elle a contracté des prêts par-ci et par-là et bénéficie des subventions financières de l’Etat. Elle a contracté ainsi, un prêt de 11 millions d’euros auprès de la Cnaps, selon les explications de ce haut responsable d’Air Madagascar. Un autre prêt était aussi conclu avec la banque BGFI.

Apurement

Le plus lourd était ce contrat de leasing des Airbus A340. En pleine période de Transition, les dirigeants de la compagnie de l’époque croyaient que ces aéronefs d’Air France amèneraient une bouffée d’oxygène à Air Madagascar. Ce qui n’était pas le cas. Ils continuent encore de grever les finances de la compagnie nationale. Air Mada­gascar doit encore payer la location des avions à Air France, même cloués au sol au tarmac d’Ivato. « Nous sommes en ce moment entrés en négociation avec Air France pour trouver des solutions », lance François Marchal, directeur général adjoint chargé des Finances d’Air Madagascar. La compagnie française et Adema restent les deux principaux créanciers de la compagnie malgache.

Le contour du partenariat entre Air Austral et Air Mada­gascar exige l’apurement des passifs de la compagnie malgache par le gouvernement. Pour faire passer l’éponge sur les passifs de sa compagnie aérienne, l’État avait annoncé plusieurs pistes. Les autorités vont négocier des bons du Trésor pour les créanciers d’Air Madagascar et tenter de trouver des institutions financières capables de débloquer les fonds nécessaires à l’apurement des dettes de la compagnie. À l’allure où vont les choses, le règlement des passifs d’Air Madagascar prend son temps, bien que

les autorités aient annoncé échelonner l’opération. Lova Rafidiarisoa :lexpressmada.com

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