Approbation d’un projet de construction d’un aéroport secondaire au Burundi

Bujumbura, Burundi (PANA) – Un projet de décret portant déclaration d’utilité publique d’un terrain de 64 hectares destiné à la construction d’un aéroport secondaire à Kabamba, dans la commune de Gashikanwa, dans la province de Ngozi, à plus de 160 km au nord de Bujumbura, la capitale burundaise, a été approuvé, a-t-on appris lundi d’un communiqué en ligne du Conseil des ministres de vendredi, sans toutefois plus de précision sur le coût de l’infrastructure.

Le Burundi dispose, pour le moment, du seul aéroport international de Bujumbura et le communiqué souligne l’importance de la mise en place des pistes aéronautiques à l’intérieur du pays.

L’aéroport international de Bujumbura a fait peau neuve et s’est agrandi dans les années 1980 pour accueillir le sommet de la Francophonie et le Concorde du chef de l’Etat français de l’époque, François Mitterrand.

Depuis, peu d’investissements ont été consentis pour le moderniser et étendre le trafic au-delà des 120.000 passagers, bon an mal an, selon les statistiques officielles disponibles.

Le projet de construction d’un deuxième aéroport international à Gitega, la seconde ville en importance, dans le centre du Burundi, est resté à l’état d’annonce, depuis 2007.

La démarche de construire à la place un aéroport secondaire revêt un « caractère innovant et significatif dans l’intérêt des besoins de la population et des futurs usagers », selon la même source.

Sur le plan sécuritaire, « les aéroports secondaires constituent une alternative utile en cas de difficultés survenues à l’unique aéroport international de Bujumbura », poursuit le communiqué.

En plus de la piste, il sera aménagé des infrastructures connexes propres à un aéroport, entre autres, une aire de sécurité pour chaque extrémité de la piste, une aire de trafic d’au moins deux parkings pour avions, un terminal de passagers, les services d’assistance et de facilitation connexes, conclut le communiqué.

L’autre défi pour le Burundi, au niveau du transport aérien, est de parvenir à se doter d’avions propres de ligne et pour le moment, le secteur se trouve entièrement entre les mains de compagnies étrangères, notamment kényane, éthiopienne et belge.

Dans la sous-région, le Rwanda voisin et éternel rival économique du Burundi a une longueur d’avance, avec un parc d’avions longs courriers et un projet en cours d’exécution d’un second aéroport de classe internationale à Bugesera (Sud) pour un coût de 818 millions de dollars américains.

Le projet a été confié à la filiale africaine du groupe de Btp portugais Mota-Engil et l’aéroport va disposer d’une capacité d’accueil de 1,7 million de passagers par an à la fin des travaux prévue en décembre 2018. PANA FB/BEH/IBA : panapress.com