Camair-Co : Le Plan de restructuration se poursuit :: CAMEROON

Assurance donnée hier à Douala par le directeur général Ernest Dikoum, qui annonce une nouvelle escale à Bamenda ce jeudi.

Le directeur général de Camair-Co, Ernest Dikoum, se savait attendu. La semaine écoulée, sa compagnie aérienne a occupé le devant de la scène par rapport à des allégations relatives à des licenciements, baisses de salaire, mises à l’écart de certains collaborateurs qui grèvent la trésorerie de l’entreprise…

En guise de réaction à ces allégations, le DG indique « qu’il n’y a pas de plan social à Camair-Co… ». Il a eu néanmoins à prendre certaines décisions que son staff n’a pas digérées. En témoignent : suppression de quelques lignes (Paris, Libreville, Brazzaville), achat des Boeing 737 mettant ainsi un terme à la location qui coûtait des milliards à l’entreprise, retour à l’immeuble siège à Bonanjo, gestion optimale des ressources humaines (avec des départs à la retraite, suppression des postes non pourvus par l’organigramme en vigueur, ce qui a fait diminuer la masse salariale de 100 millions de F cfa), un nouvel organigramme et la promesse d’une meilleure communication.

Parce que M. Dikoum dit vouloir tourner le dos à une communication de crise, pour confier sa communication à des professionnels qui rendront compte à la clientèle de l’évolution de l’exploitation et dissiper les zones d’ombre. Comme faits d’armes, Ernest Dikoum brandit le transport de trois mille pèlerins au Hadj, celui de 600 passagers lors de la Can Total 2017 au Gabon et de nouvelles perspectives sur le plan commercial.

En survolant les performances d’exploitation, on retient qu’à ce jour, Camair-Co revendique sur le réseau domestique un taux de remplissage de 85%, une régularité de 93%   et une ponctualité qui tutoie les 70%. Le nombre de passagers au 1er semestre 2017 avoisine le chiffre de 93000 à travers le Cameroun, avec seulement deux avions en exploitation sur les cinq de la flotte.

Pour ce qui est des performances économiques, les dépenses de carburant sont maîtrisées à 22%, la masse salariale est en baisse et à l’horizon janvier 2018, Ernest Dikoum s’engage à sortir Camair-Co de la subvention de l’engagement de l’Etat. En fait, le DG dit pouvoir faire de Camair-Co une structure de métiers, qui, peut aller sur le marché international en cas de besoin . © Cameroon Tribune : Armand ESSOGO :.camer.be