South African Airways négocie une restructuration de ses dettes

La banque Standard Chartered a finalement refusé de répondre à la requête South African Airways.

La banque Standard Chartered a finalement refusé de répondre à la requête South African Airways. (Crédits : © Eddie Keogh / Reuters)

Alors que ses chances de rembourser ses arriérés s’amenuisent, la compagnie aérienne sud-africaine tente de convaincre ses principaux créanciers de lui permettre une restructuration de sa dette, sans grand succès…

South African Airways (SAA) bat de l’aile. La compagnie étatique sud-africaine serait en discussion avec un nombre de ses créanciers afin de négocier une restructuration de ses dettes qui avoisinent les 9 milliards de rands (environ 692 millions de dollars) et dont l’échéance de paiement est prévue en fin de ce mois de juin. Une situation qui risque d’engager la garantie de l’Etat qui maintient la compagnie aérienne en vie.

Selon la presse locale qui relaye ces faits, ces négociations ne se passent pas comme le souhaite la compagnie. Une banque, dont l’identité n’a pas été révélée, a insisté pour être remboursée d’ici la fin du mois, tandis que Standard Chartered a refusé la demande de restructuration de la dette de 2,3 milliards de rands que SAA lui doit.

Pourtant, le transporteur bénéficie d’une garantie étatique de 19,1 milliards de rands (1,4 milliard de dollars) qui lui permet de rester solvable même après six années consécutives de déficit. D’ailleurs, le gouvernement ne perd pas espoir et envisage des mesures pour aider la compagnie aérienne à retrouver la stabilité financière. Pour sa part, SAA a réalisé des «progrès significatifs» dans la conception d’un plan quinquennal visant à rendre l’entreprise rentable. Un plan pour lequel l’entreprise a engagé en janvier le célèbre cabinet de Conseil de l’aviation américain Seabury Group.

Pendant ce temps-là, l’opposition parlementaire tire la sonnette d’alarme. Pour les députés du parti de l’Alliance démocratique (Democratic Alliance party), si le gouvernement s’entête à payer les dettes de la compagnie, le budget de l’Etat en sera lourdement impacté et «les conséquences seront désastreuses pour la note souveraine de l’Afrique du Sud».   Par La Tribune Afrique : afrique.latribune.fr      

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