l’Etat garantit les dettes de Kenya Airways

Le gouvernement kényan exclut toute possibilité de doter davantage en liquidités la compagnie Kenya Airways.

Le gouvernement kényan exclut toute possibilité de doter davantage en liquidités la compagnie Kenya Airways. (Crédits : Reuters)

Pour aider son opérateur national à redécoller, le gouvernement kényan mets le paquet en offrant des garanties de 750 millions de dollars aux créanciers de Kenya Airways. Parmi ces derniers, l’américaine Exim Bank et des institutions locales.

Nairobi cherche à tout prix à sauver sa campagne aérienne. Le gouvernement kényan a annoncé vouloir offrir des garanties de 75 milliards de shillings kényans, soit plus de 750 millions de dollars aux créanciers de Kenya Airways. Cet élan du gouvernement a pour objectif d’aider le transporteur, lourdement endetté, à obtenir un financement sécurisé auprès d’autres sources pour compléter son recouvrement.

Selon l’agence Reuters qui a relayé l’information, les garanties approuvées couvriront 525 millions de dollars dû à la Banque américaine Exim. Le reste garantira les prêts octroyés auprès des établissements financiers locaux. L’intervention de l’Exécutif nécessitera tout de même l’aval du Parlement.

Selon le gouvernement, le plan de garantie de la dette actuelle de la campagne, dont une partie du capital appartient à Air France KLM, sera soumis à l’approbation de l’Assemblée nationale. Mieux encore, les garanties seront données en échange de concessions matérielles dans le cadre de la restructuration financière qui permettra d’obtenir de futurs fonds pour l’entreprise. Cela dit, le gouvernement exclut la possibilité de fournir de liquidités supplémentaires dans le cadre de la restructuration de la compagnie.

Comment relancer la machine ?

Rappelons que la dette envers la banque américaine Exim est liée au financement de l’achat des avions Boeing du transporteur. Kenya Airways affirme que le processus de la refonte de ses finances financières impliquera une restructuration de la dette, une levée de fonds (qui s’annonce difficile) de capitaux supplémentaires pour aider la compagnie à s’en sortir et la recherche d’un meilleur équilibre entre les flux de trésorerie et les remboursements de dettes.

Kenya Airways, qui a subi de plein fouet les répercussions de la crise du tourisme, ajoutée à un exercice coûteux de renouvellement de la flotte, peu à peu à se redresser. Pour l’exercice 2016-2017, la compagnie a réduit ses pertes annuelles et dégagé un bénéfice opérationnel de 8,7 millions de dollars. Lors de l’exercice 2015-2016, elle avait enregistré une perte opérationnelle de 39,7 millions de dollars. Ainsi, la perte nette du groupe a été ramenée à 98,7 millions de dollars, contre 253,7 millions précédemment. Parallèlement, le trafic a augmenté de 5,4% à 4,5 millions de passagers. Le nombre d’heures de vol a lui aussi enregistré une augmentation signifiante de 5,8%.  Par La Tribune Afrique : afrique.latribune.fr

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