Reprise des vols commerciaux à l’aéroport d’Abuja après six semaines de travaux

Les vols commerciaux ont repris dans l’aéroport de la capitale nigériane, rouvert le 18 avril après six semaines de travaux destinés à réhabiliter la piste d’atterrissage.

Avec un jour d’avance sur le calendrier officiel, l’aéroport international Nnamdi Azikiwe d’Abuja a accueilli, pour la première fois depuis sa fermeture le 8 mars, un vol commercial, un Airbus A350 affrété par la compagnie Ethiopian Airline qui a atterri vers 12h, heure locale.

« La piste d’Abuja est achevée à 100% et certifiée par l’Administration de l’aviation civile du Nigeria. En conséquence, l’aéroport est ouvert aux opérations », s’est félicité sur son compte Twitter le secrétaire d’État à l’Aviation, Hadi Sirika, en postant des photos comparant la piste avant la fermeture, remplie de nids de poules, et après rénovation, recouverte de peinture fraîche.

Le revêtement de la piste, des voies de taxi et du tarmac a fait l’objet d’importantes réparations. Le terminal a également été rénové pour pouvoir accueillir des voyageurs handicapés, avec notamment l’installation d’ascenseurs dans la zone des départs.

Reprise des activités commerciales

La réouverture a en outre permis la reprise des activités commerciales qui avaient souffert de la fermeture de l’aéroport, comme les taxis faisant la navette depuis le centre d’Abuja, ou encore les boutiques de souvenirs et de restauration à l’intérieur de l’aéroport.

La fermeture de l’unique aéroport d’Abuja avait provoqué beaucoup d’inquiétudes au Nigeria. Les travaux étaient nécessaires car la piste construite en 1982, prévue pour une durée de vie de 20 ans, était devenue défaillante et dangereuse, de l’aveu même des autorités.

Durant six semaines, tous les vols en provenance et à destination d’Abuja étaient redirigés vers la ville de Kaduna, à 220 kilomètres plus au nord.

Mais la plupart des compagnies internationales, dont Air France, Lufthansa, et South African Airways avaient refusé de se poser à Kaduna, mettant en avant le risque d’engorgement dans ce petit aéroport ainsi que les problèmes de sécurité sur la route menant à la capitale fédérale. Par Jeune Afrique avec AFP : jeuneafrique.com

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