Nigeria : l’aéroport d’Abuja fermé pour six semaines à partir de mars

Le deuxième aéroport nigérian – après celui de Lagos – sera fermé à compter du 8 mars pour six semaines dans le cadre de travaux urgents sur la piste d’atterrissage très endommagée, qui s’étaleront sur six mois au total. Une déviation vers Kaduna, plus au nord, est prévue dans l’intervalle.

À la veille d’une rencontre avec plusieurs représentants de l’aviation civile, les autorités nigérianes ont décalé le calendrier de réfection de la piste de l’aéroport international Nnamdi Azikiwe.

Son état de dégradation est tel que la desserte est menacée d’interruption par plusieurs compagnies internationales, déjà au prise avec des ravitaillements en carburant très coûteux du fait de la chute de la monnaie nationale et de la morosité économique ambiante. Un appareil de la South African Airways avait même été endommagé en août à l’atterrissage, selon les médias locaux.

Les travaux, attendus d’urgence, seront cependant décalés, a fait savoir le ministère de l’Aviation dans une communication mardi 3 janvier 2017, citée par Reuters. Ils étaient initialement attendus pour février, prévoyait le même ministère en décembre. Les raisons de ce décalage n’ont pas été précisées.

Kaduna, une solution critiquée

Dans l’intervalle, les vols à destination de la capitale nigérianes seront détournés vers Kaduna, à 180 kilomètres au nord, un aéroport aujourd’hui principalement desservi par des vols nationaux. Ce qui peut laisser sceptique tant la différence de trafic entre les deux aéroports est importante : en décembre 2015, selon des chiffres de l’autorité de l’aviation civile nigériane cités par Reuters, 12 vols ont atterri à Kaduna, contre 812 à Abuja.

Le ministère de l’Aviation a cependant assuré que la transition serait la plus souple possible. Les voyageurs à destination d’Abuja devront emprunter des navettes depuis Kaduna, sur un axe connu pour son mauvais état et les kidnapping qui s’y sont produits ces dernières années.

Le ministre de l’Aviation, Hadi Sirika, doit rencontrer plusieurs représentants de l’aviation civile nigériane jeudi pour leur présenter les mesures de déviation prévues. Plusieurs compagnies aériennes avaient menacé de ne plus desservir l’aéroport

Entrée officiellement en récession au mois de septembre en raison de la chute des cours du brut, l’ancienne première économie d’Afrique subit par ailleurs la dévaluation de sa devise nationale, le naira. En manque de liquidités, le pays a réduit drastiquement ses importations, notamment de carburant. Ce qui rend difficile l’approvisionnement des compagnies au Nigeria. Par Jeune Afrique – avec Reuters : .jeuneafrique.com

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