Le premier « Dreamliner » d’Air France se posera au Caire dès lundi

Vol inaugural ce vendredi depuis Roissy du premier Boeing 787 — le “Dreamliner » — d’Air France qui effectuera sa première liaison commerciale vers Le Caire le 9 janvier prochain. Ambiance à bord.

Depuis le cockpit, c’est le PDG d’Air France KLM Jean-Marc Janaillac qui souhaite la bienvenue à des passagers d’un vol très spécial. Sous un soleil éclatant, c’est au départ de l’aéroport de Paris Roissy Charles de Gaulle vendredi matin, que le premier Boeing 787 de la compagnie à l’hippocampe, le 500ème livré par l’avionneur américain, a effectué son vol inaugural d’une durée de 2 heures 42.

Après 40 minutes de retard, nécessaires au dégivrage des ailes, le “Dreamliner” a offert à un public composé de journalistes, d’hommes d’affaires et de professionnels de l’aviation un survol et quelques beaux virages, dans une ambiance joyeuse, sur quelques sites les plus emblématiques de la France : les Alpes, le Luberon, l’estuaire de la Gironde, le Mont Saint-Michel…

Un événement salué par un message enregistré de l’astronaute Thomas Pesquet, en orbite depuis la station spatiale internationale. Avec un point d’orgue : l’escorte sur une partie du parcours par 8 alphajets de la patrouille de France.

Début des vols commerciaux vers Le Caire

Dès ce lundi 9 janvier prochain, le nouvel aéronef commencera sa carrière commerciale en reliant Le Caire puis Londres, et Montréal en mai prochain. 16 Boeing 787 dont 6 en version plus longue composeront la flotte. S’il n’est pour l’instant pas programmé pour des destinations subsahariennes, il devrait toutefois, comme nous l’indique Jean-Marc Janaillac, remplacer peu à peu la génération d’Airbus 330 et 340 qui tournent en Afrique.

Avec son wifi (payant) disponible à bord, son caractère très silencieux et ses grands hublots sans volets, l’appareil ouvre, d’après les spécialistes, une nouvelle ère pour l’aviation commerciale. D’une capacité de 276 places (30 en classe Affaires, 21 en premium économie et 225 en classe éco), ce concurrent de l’Airbus 350, déjà adopté par le japonais ANA et par Ethiopian Airlines brille par sa légèreté.

“Il emploie 50% de matériaux composites, est tout électrique, généralise l’informatique, fait une économie sur les gouvernes, les volets, le train d’atterrissage, les circuits hydrauliques qui pèsent très lourd, l’avion ne prélève pas d’air sur ses moteurs … il consomme ainsi 20% de moins de kérosène qu’un avion classique”, explique l’expert aéronautique Bernard Chabbert.

Comme le confie le chef de cabine principal Alain Verschuere, le B 787 mise aussi sur un confort augmenté, “grâce à une meilleure pressurisation de la cabine notamment à plus basse altitude, l’hydrométrie a été améliorée, l’avion sera moins sec, les passagers arriveront moins fatigués”.

Un vol inaugural qui a aussi un goût de baptême de l’air pour le PDG du groupe franco-néerlandais, entré en fonction en juillet 2016. Car Air France doit trouver son modèle face à une concurrence des plus vives des compagnies low cost et de ses concurrentes du Golfe.

Pas encore de compagnie long courrier à bas coût

Répondant à une poignée de journalistes à l’avant de l’avion, le PDG a indiqué une nouvelle fois “qu’aujourd’hui il ne voyait pas la nécessité de créer une compagnie long courrier à bas coût. On regarde, on réfléchit à notre capacité à proposer des tarifs plus offensifs pour s’adapter le moment venu”. Et de souhaiter longue vie à cet appareil appelé à déployer “ses ailes d’albatros” pendant 30 ans. Par Rémy Darras : jeuneafrique.com

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