La compagnie aérienne nigériane Arik Air veut lever un milliard de dollars

La principale compagnie aérienne du Nigeria entend attirer de nouveaux investisseurs privés, puis envisage une introduction en Bourse simultanément à Lagos et à Londres en 2017. Cet appel au financement extérieur permettrait à Arik Air de compenser le ralentissement économique qui frappe durement la première économie du continent africain.

Arik Air envisage d’entrer en bourse, à la fois à Lagos et à Londres, pour lever un milliard de dollars en 2017. Avec la dévaluation du naira, le principal transporteur aérien du Nigeria souhaite à la fois s’ouvrir à l’international et atténuer l’impact de la récession qui frappe officiellement la première économie du continent depuis le 1er septembre 2016.

« Nous prévoyons d’abord une émission de titres qui doit nous apporter quelques nouveaux actionnaires, puis d’ici un an ou un an et demi, nous pourrons lancer une introduction en bourse », a déclaré Chris Ndulue, le directeur général de la compagnie, dans une interview à l’agence Reuters.

Si elle se concrétise, cette nouvelle représenterait un nouveau départ pour la Bourse de Lagos qui, selon Reuters, n’a connu aucune nouvelle cotation de sociétés depuis 2009, en raison du désintérêt des investisseurs étrangers.

Difficultés

L’annonce de son DG intervient à peine un mois après qu’Arik Air a été obligé de suspendre temporairement ses vols pendant 24 heures, du 13 au 14 septembre derniers, officiellement pour des questions de renouvellement d’assurance.

Si Arik a rejeté toute difficulté avec ses fournisseurs de kérosène, elle a concédé que « la pénurie actuelle impacte les opérations des compagnies aériennes ». En manque de liquidités, le pays a réduit drastiquement ses importations, notamment de carburant.

Ce qui rend difficile l’approvisionnement des compagnies au Nigeria. Emirates, la compagnie du Golfe a réduit son trafic entre Dubaï et Abuja et Lagos. Air France-KLM utilise régulièrement des avions plus petits pour le Nigeria.

D’autres compagnies étrangères, comme l’américain United et l’espagnol Iberia, ont suspendu leurs vols vers le Nigeria au mois de juin tandis que d’autres préfèrent s’approvisionner en carburant à l’étranger.

Lancée en 2006 par un ancien ingénieur mécanicien devenu un homme d’affaires prospère, Joseph Arumemi-Ikhide, Arik Air a succédé à l’ex-Nigeria Airways, placée en liquidation judiciaire en 2002. En quelques années, elle s’est rapidement imposée comme le principal transporteur aérien privé en Afrique de l’Ouest. Jeuneafrique.com

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