Des passagers de la compagnie Air Burkina dénoncent des « décisions homicidaires » lors d’un vol Ouaga-Bamako

Ouagadougou, Burkina Faso (PANA) – Un groupe de passagers du vol Air Burkina du 10 juillet dernier, reliant Ouagadougou, la capitale, à Bamako, au Mali, a demandé mardi la

« réparation de souffrances » endurées durant leur voyage, marqué par des « décisions homicidaires » prises par la chaîne de gestion technique.

« Nous nous réservons le droit, sur le fondement du droit positif et de la jurisprudence, de demander une réparation des souffrances physiques ou morales endurées durant le vol, du fait de la négligence des structures impliquées dans la gestion de notre vol », ont écrit dans une lettre adressée au ministre des Transports, une dizaine de passagers, notamment des universitaires burkinabè.

Selon les passagers, les conditions météorologiques étaient « défavorables ». Le départ du vol Air Burkina pour Bamako était prévu pour 17h15 avant d’être reporté à 19h45 sans qu’une explication satisfaisante n’ait été donnée.

« Les vents étaient violents et les nuages impressionnants. Ces conditions météorologiques extrêmes se sont accompagnées de fréquents épisodes de pluies intenses », ont-ils décrit dans la lettre datée du 19 juillet 2016.

Et les premiers désagréments se sont fait sentir dès l’abordage de la piste de décollage.

« L’avion a tangué à plusieurs reprises avant d’amorcer son envol. Les trente premières minutes du vol ont été les pires moments du voyage avec les difficultés de l’appareil à se stabiliser », poursuit la lettre.

Les signataires expliquent qu’en effet, se sont multipliés les décrochages dont deux auraient pu précipiter l’appareil vers le sol, occasionnant un nouveau crash en saison hivernale.

« Les cris stridents des femmes, ceux d’une petite fille embarquée sans accompagnant à bord, auxquels sont venus s’ajouter ceux des hommes au deuxième décrochage, laissaient croire à la fin de notre aventure humaine », ont-ils dit.

« On ne pouvait en ces moments s’empêcher d’avoir une pensée pieuse pour les 116 victimes (dont 110 passagers) du crash d’Air Algérie AH5017 reliant Ouagadougou à Alger un certain 24 juillet 2014 dont les dysfonctionnements ont été confirmés dans le rapport préliminaire d’expertise judiciaire du 31 mai 2016 sur l’accident de l’avion », détaille la lettre.

Les passagers exigent des sanctions contre des agents impliqués dans la gestion technique et opérationnelle du vol, à savoir l’aiguilleur de service et le commandant de bord.n PANA NDT/JSG/IBA : .panapress.com/

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