Madagasikara Airways dénoncée

Nouvelle polémique avec le second aéronef de la compagnie Madagasikara Airways. D’après des agents syndiqués de la douane, cet appareil est en « contrebande ».

La coupe est pleine pour les membres du syndicat des agents de la douane (Sempidou). Les pressions, les interventions, les trafics d’influence exercés par des gens bien placés dans la haute sphère ont été dénoncés par les syndicalistes, hier. L’occasion pour eux de pointer du doigt la situation de la compagnie aérienne Madagasikara Airways. Selon leurs déclarations, cette compagnie privée serait en situation irrégulière vis à vis du service des douanes. « Le second avion de cette compagnie est en contrebande, c’est-à-dire, qu’il n’a pas rempli les formalités douanières », révèle Herizo Rama­nambola Andrianavalona président de ce syndicat.

Près de cinq mois après son vol inaugural, la compagnie Madagasikara Airways, vient de renforcer sa flotte avec un nouvel avion le 4 mars dernier. Il s’agit d’un Embraer 120 ER de 30 places. Ce second aéronef a déjà fait l’objet d’une polémique après que le président Rajaonarimampianina ait utilisé la liaison aérienne de la compagnie pour rejoindre la ville de Tolagnaro le 17 mars. Ses détracteurs n’en démordent pas.

Hors la loi

Les douaniers mettent la pression sur les dirigeants de la compagnie. Ils réclament même l’application de sanctions à l’encontre de cette société. « Contrai­rement à son premier avion qui avait respecté le régime d’admission temporaire spéciale (ATS), le second aéronef est de contrebande. Ce n’est que maintenant que la société entre en discussion avec la douane. Elle était déjà en infraction et nous réclamons l’application des sanctions à son encontre », revendique ce syndicaliste.

Pour sa part, Mada­gasikara Airways affirme être en règle vis-à-vis du service des douanes pour ses deux avions. « Nous n’avons aucun souci avec le service des douanes pour nos deux avions. La lenteur administrative est le principal problème sur ce dossier », soutient une source proche du propriétaire de la compagnie.

Une source auprès de l’aviation civile de Mada­gascar (ACM) explique par ailleurs que « l’avion en question est en affrètement et ne fait pas encore partie de la flotte de Madagasikara Airways ». Une situation qui devrait, selon d’autres sources, l’exem­pter de droits de douanes. Lova Rafidiarisoa : .lexpressmada.com/

 

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