South African Express Airways reprend ses opérations

L’Autorité de l’aviation civile sud-africaine (SACAA) a levé le 1er mai la suspension du certificat d’opérateur aérien (AOC) de South African Express Airways (SA Express) qu’elle avait prononcée la veille. La compagnie aérienne a ainsi pu reprendre l’exploitation de sa flotte de 26 avions.

La SACAA avait retiré le 30 avril l’AOC de SA Express à la suite d’inspections et d’audits qui avaient révélé des lacunes dans la surveillance de la sécurité des opérations. Mais la compagnie s’est finalement engagée sur un programme de mesures correctives “répondant aux principales préoccupations de l’Autorité” , a fait savoir cette dernière dans communiqué.

Le SACAA prévient cependant qu’elle “intensifiera également sa surveillance de l’ensemble de l’exploitation de la compagnie aérienne” . Elle mènera ainsi régulièrement des inspections et des vérifications.

“Notre licence d’exploitation a été rétablie et nous allons reprendre notre programme de vol normal dès 19h00 ce dimanche soir” , a confirmé Inati Ntshanga, le directeur général de SA Express. “Nous assurons le grand public que le problème a été largement pris en compte et ne se reproduira jamais” , a-t-il aussi déclaré.

Le dirigeant suggère que la SACAA avait annulé l’AOC pour un problème de forme “dans la présentation et la soumission des procédures” .

“Depuis que nous avons pris les airs la première fois il y a 22 ans, la sécurité est toujours notre priorité absolue et je ne répéterai jamais assez que la sécurité de nos passagers, des nos équipage et de nos avions n’est pas négociable” , a assuré Inati Ntshanga.

Détenue par l’Etat sud-africain, SA Express vole vers 19 destinations, principalement en Afrique du Sud, mais aussi au Botswana, en République démocratique du Congo, en Namibie, en Zambie et au Zimbabwe. Elle opère une flotte “tout Bombardier” , comprenant dix CRJ200 (50 sièges), quatre CRJ700 (70 sièges) et dix Q400 (74 sièges).

Fortement endettée, la compagnie a demandé la caution de l’Etat pour obtenir des prêts bancaires. Le gouvernent sud-africain réfléchit actuellement à fusionner SA Express et South African Airways (SAA), également en difficulté financière. La low-cost Mango pourrait être intégrée à cette opération. Jérôme RENAUD : airinfo.org

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