Air Madagascar – Mahafaly dément toute vente

Vendre la compagnie aérienne nationale ne figure pas dans l’agenda du gouvernement. Certains signes et sources confirment pourtant sa privatisation.

Quel avenir pour Air Madagascar   Ce dossier alimente maintenant les discussions dans les salons feutrés du monde des affaires, des hommes politiques ou même des simples citoyens. Hier, Olivier Mahafaly Solonandrasana, Premier ministre, a coupé court à la rumeur sur l’éventuel processus de privatisation de la compagnie aérienne. « Air Madagascar passe dans une zone de turbulence. Le plan de redressement mené par les dirigeants de la société se poursuit maintenant. Air Madagascar n’est pas à vendre », a précisé le chef du Gouvernement.

Depuis un certain temps, des rumeurs circulaient comme quoi la gestion d’Air Madagascar serait confiée à une société privée. Mais la surprise était au rendez- vous mercredi dernier, quand un membre du gouvernement Mahafaly avait prononcé le mot tabou : « la privatisation d’Air Madagascar ». Face aux inquiétudes des opérateurs touristiques sur l’impact des tensions au sein de la compagnie Air Madagascar, Roland Ratsiraka, ministre du Tourisme tente de calmer la situation. Il a laissé entendre que la meilleure solution pour Air Madagascar serait la privatisation.

Anguille sous roche

« Il n’y a pas 36 solutions pour que la compagnie aérienne soit meilleure qu’aujourd’hui. Les banques, la téléphonie, les compagnies pétrolières ont réussi grâce à une privatisation bien gérée. Si jusqu’à présent, on n’a pas privatisé Air Madagascar, c’est qu’on s’est tous trompés », a déclaré le président du parti Malagasy tonga saina.

Et voilà que le Premier ministre se voit obligé de recadrer son ministre, et d’apporter une précision sur la politique du gouvernement sur le dossier Air Madagascar. Pourtant, certaines indiscrétions avancent que « la privatisation de la compagnie aérienne fait partie des missions de l’actuel directeur général d’Air Madagascar ». « Ce dernier devrait trouver des investisseurs potentiels pour participer au capital de la compagnie, jusqu’à l’achat d’une grande partie des actions », confie une source au courant du dossier.

Est-ce une raison pour laquelle les dirigeants de la compagnie ont envoyé « trente cinq cahiers d’informations à l’endroit des investisseurs potentiels, des transporteurs aériens, des banques, des investisseurs privés », comme l’a annoncé Gilles Filiatreault, directeur général de la compagnie lors d’une récente interview accordée à L’Express de Mada­gascar   Les propos de Roland Ratsiraka ne sont-ils par fortuits . Wait and see. Lova Rafidiarisoa ; .lexpressmada.com

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