Les MA6O à Bafoussam dès le 15 avril

Après avoir repris du service entre Douala et Yaoundé, les avions sont annoncés à l’Ouest.

Entre-temps, Fly Caminter effectue des manœuvres de décollage. « C’est prioritairement pour assurer les vols domestiques que le gouvernement a acquis les aéronefs MA 60 et s’est engagé à réhabiliter les différents aéroports du pays ». Des propos du ministre des Transports Edgard Alain Mebe Ngo’o, prononcés en janvier dernier, à la veille des vols inauguraux de ces engins neufs, rétrocédés à la compagnie aérienne nationale Camair-Co. Depuis lors, on n’a pas beaucoup vu les MA 60 dans le ciel camerounais.

Dans une interview accordée à CT, Jean-Paul Nana Sandjo, directeur général de la Camair-Co posait un problème d’insuffisance d’équipage. Néanmoins, « juste après les vols inauguraux, ces avions ont été affectés sur la ligne Douala-Yaoundé pour deux vols quotidiens. Entre-temps, il y a eu la fermeture de l’aéroport international de Douala, qui a fait en sorte que nous interrompions ce service-là et achevions la formation de nos équipages MA 60 ».

Joint à nouveau au téléphone hier, le DG indique qu’avec la réouverture de l’aéroport, les deux aéronefs ont été remis en service entre Douala et Yaoundé et effectuent de nouveau deux rotations tous les jours. Ces engins disposent désormais de quatre équipages qualifiés et exploitables. « C’est pourquoi nous lançons Bafoussam le 15 avril, puis Ngaoundéré le 22 avril et enfin Malabo et d’autres villes de la sous-région à partir du 30 avril avec les MA 60 », annonce Jean-Paul Nana Sandjo, conscient qu’une concurrence est en vue sur les lignes intérieures du pays. En effet, la dernière-née du Groupe français Regourd Aviation était annoncée sur la desserte domestique à partir de dimanche, 27 mars dernier. Mais, Fly CamInter n’a toujours pas décollé. Le chef d’escale de l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen assure qu’elle était pourtant programmée ce jour-là.

« Mais contre toute attente, les responsables ont annulé le vol qui a été reporté à une date ultérieure », explique notre source. Sur le site Internet de cette compagnie aérienne détenue à 51% par un privé camerounais, il est inscrit que « Fly CamInter a obtenu son certificat de transporteur aérien de l’autorité aéronautique du Cameroun en août 2014. Et sa flotte est actuellement composée d’un Dornier 228-212, d’un ERJ 145 et d’un ATR 72 ».

Sur le départ manqué de dimanche dernier, l’équipe encadrée par Alain Gallimard, directeur général, explique qu’« il y a encore un problème administratif à régler. Nous serons opérationnels dans les dix jours et des communications médiatiques seront prévues à cet effet », précise une voie au standard de la « ligne info ».

Jusqu’ici spécialisée dans les vols privés, Fly CamInter se propose, pour un départ, de desservir les villes de Yaoundé, Douala, Garoua et Maroua, avant d’étendre ses ailes vers d’autres localités, en fonction de la densité de la demande et de la disponibilité des aéroports. Même ambition du côté de Camair-Co qui a déjà des vues sur Bamenda et Bertoua. On attend. © Cameroon Tribune : Félicité BAHANE N./.camer.be

Écrire commentaire

Commentaires : 0
Recevez notre bulletin trimestriel par e-mail