Nsimalen tient le pari

Depuis hier, la plate-forme a accueilli une vingtaine de vols en provenance de divers horizons. Des mesures ont été prises pour faciliter le transport des passagers en direction de Douala. Un aéronef s’élance dans les airs, puis un autre. Depuis hier, le nombre d’avions qui ont transpercé les nuages au-dessus de Nsimalen a augmenté. 21 vols y étaient prévus au lieu de six en temps ordinaire.

En fait, l?aéroport international de Yaoundé-Nsimalen est actuellement l’unique porte d’entrée et de sortie du Cameroun par voie aérienne, suite à la fermeture de l?aéroport international de Douala pour réfection. Jusqu’au 21 mars prochain, la plateforme devrait accueillir 65 000 passagers de plus en provenance d’horizons divers.

La journée d’hier a vu atterrir et décoller des vols de Malabo, Addis-Abeba, Cotonou, Libreville, Brazzaville, Kigali, Lomé… A la sortie, les agences de voyage ont accueilli les passagers à destination de Douala. Six bus étaient prêts à prendre la route tandis que des taxis parqués en file indienne attendaient preneurs.

Multiplication de compagnies

C’est à 11h30 mn que le Boeing 787 « Dream liner » d’Ethiopian Airlines a atterri sur la plate-forme. L’avion dessert Yaoundé pour la première fois en vol régulier. Pareillement, la compagnie rwandaise RwandAir, l’équato-guinéenne Ceiba International et la sud-africaine South Africa Airways fouleront, pour la première fois, le tarmac de l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen. Une vingtaine de compagnies aériennes vont s’ébranler sur la piste durant ces trois prochaines semaines.

D’habitude, l’infrastructure enregistre 50 000 passagers en trois semaines. Une augmentation de 130% de voyageurs est envisagée. Aussi, l’activité de fret va-t-elle s’étendre. Au lieu des 770 000 kg usuels, plus d’un million deux cent mille kg de fret sera enregistré pendant la durée des opérations.

Sécurité renforcée

Les ajustements sécuritaires déployés à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen ne sont que « la partie visible de l’iceberg », selon Franck Alexandre Oyono Ngo’o, chef du service sûreté et sécurité de l’aéroport. Il explique : « Nous avons fait une étude de sécurité pendant cinq jours qui a consisté à identifier les menaces auxquelles il fallait apporter des mesures d’atténuation.

Le contrôle d’accès a été remplacé, une inspection filtrage a été installée à l’entrée de l’aérogare. La gendarmerie a été renforcée, la police, la douane, la DGRE… ». Pour preuve, une colonie d’éléments de la gendarmerie nationale a fait son entrée hier matin dans le hall de l’aéroport. Ils sont 36 éléments déployés en renfort par la Sûreté nationale, apprend-on.

Transport des bagages

A ce niveau également, des dispositions ont été prises. Cyrille Ya Essama, bagagiste, explique que les effectifs de bagagistes sont passés de 45 à 60. Ils ont d’ailleurs été répartis en deux équipes. « La première s’occupera des départs et la deuxième des arrivées. Nous aurons de nouveaux uniformes, et de nouvelles cartes d’accès en zone de sûreté qui nous seront distribuées », signale le bagagiste. © Cameroon Tribune : Marilyne NGAMBO TCHOFO : .camer.be

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