Le Cameroun se pare pour de nouveaux défis

La première réunion ordinaire du Comité national de sûreté de l’aviation civile de l’année s’est tenue vendredi dernier.

La fermeture de l’aéroport international de Douala aura arraché l’attention des travaux de la première réunion ordinaire du Comité national de sûreté (Cns) de l’aviation civile de l’année. La principale porte d’entrée du Cameroun sera fermée du 1er au 21 mars 2016, pour raison de travaux de réfections. Ce qui induit que la fermeture de cet aéroport à tout trafic durant cette période. Et le palliatif est l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, pour desservir l’ensemble des compagnies en partance et à destination du Cameroun.

Lesquelles ont toutes accepté ce revirement. Du coup, pendant trois semaines, Yaoundé subira un volume de trafic dense. Et à quelques jours de l’échéance, les administrations concernées par les activités aéroportuaires ne pouvaient se passer de ce sujet préoccupant. Ces travaux avaient pour objectif «la mise aux normes de l’organisation de l’aviation civile internationale (Aoaci) de cet aéroport», a rappelé Edgard Alain Mebe Ngo’o, à l’ouverture des travaux du Cns.Mintransport.

Même si la tutelle des transports se targue d’avoir déjà «échangé sur le sujet avec ces compagnies aériennes sur tous les aspects relatifs à l’exploitation et à la sécurité pendant cette période», il semble que les autorités camerounaises ne semblent pas encore avoir évalué avec précision l’ampleur du trafic du seul aéroport international qui devra desservi le Cameroun pendant cette période. «Ce qui devrait permettre de prévoir de façon plus ou moins précise les actions à mener et avec quelle ampleur», souligne un observateur.

«En raison du volume exceptionnel d’activités que connaîtra cet aéroport, les administrations qui concourent à la mise e œuvre des mesures de sûreté dans nos aéroports devront renforcer leurs prestations notamment, l’autorité aéronautique, la société Aéroports du Cameroun, la délégation générale à la sûreté nationale, le secrétariat d’Etat à la défense, chargé de la gendarmerie, la direction générale des douanes qui, en plus devront procéder à des relèvements conséquents de leurs effectifs», se contente Edgard Alain Mebe Ngo’o. En attendant que ces administrations présentent un détail du dispositif qu’ils comptent mettre sur pied et des effectifs nécessaires. En attendant, Edgard Alain Mebe Ngo’o a prescrit vigilance rigueur et application dans l’exécution des missions des uns et des autres.

Le Cameroun étant encore en guerre contre Boko Haram, a souligné le ministre. Non sans s’appesantir sur l’augmentation des trafics dits illicites. Un décret du président de la république publié en 2014 renforçait le dispositif réglementaire sur la question, avec la création au sein de chaque aéroport international du pays, d’une cellule aéroportuaire anti-trafics (Caat), avec compétence sur l’ensemble d domaine aéroportuaire et ses dépendances. «Les caat doivent fonctionner 24h/24 et exercer leurs activités en synergie avec les autres services chargés du contrôle de sûreté dans les aéroports internationaux du Cameroun», a-t-il appuyé.

Mais les participants aux travaux de vendredi dernier, devraient se pencher sur les mesures de sûreté sur l’ensemble des aéroports du Cameroun, en prélude de grands événements sportifs que le pays s’apprête à accueillir. © La Nouvelle Expression : Lindovi Ndjio ; .camer.be

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