L’Autorité aéronautique certifie (finalement) les MA60 pour leur exploitation commerciale par Camair-Co

Les séances des questions orales battent leur plein à l’Assemblée Nationale. En cette dernière session de l’année législative, il est surtout question du budget 2016. Chaque ministre doit défendre l’enveloppe allouée à son département ministériel. Le passage du ministre des Transports, dimanche dernier devant la Commission des finances et du budget a permis d’en savoir plus sur le sort des deux avions acquis en chine pour renforcer la flotte de Camair-Co.

«A ce jour, les deux aéronefs MA 60 ont déjà reçu leur certification technique par l’autorité aéronautique. Ce qui permet leur exploitation commerciale par Camair-Co. Avant leur mise en service prévue à titre indicatif au cours de la troisième décade du mois de décembre 2015, les cinq équipages qualifiés devront repartir en Chine pour une remise à niveau, pendant que les aéronefs subiront toutes les visites techniques et essais préalables», a déclaré Edgard Alain Mebe Ngo’o, rapporte le quotidien Mutations en kiosque lundi 1er décembre 2015. Une annonce qui vient mettre fin aux spéculations et interrogations sur le sort réservé à ces deux aéronefs de fabrication chinoise, immatriculés dans un premier temps au bénéfice de l’armée.

Si l’opinion avait besoin d’une telle annonce au sujet de ces aéronefs, objet de la signature le 27 septembre 2011, d’un mémorandum d’entente entre le ministre d’Etat en charge des Transports (de l’époque), Bello Bouba Maigari, et les responsables d’Avic internationnal holding, c’est que ces appareil ont suscité dans l’opinion publique une vive polémique se rapportant à leur fiabilité et à leur coût.

Les détracteurs des MA 60, dont certains parlementaires, le qualifieront de «cercueil volant». Pourtant, indique Mutations, le spécimen reçu gracieusement de l’Etat chinois est incorporé depuis le 08 novembre 2012 dans la flotte de l’armée de l’air. Un appareil qui totalisait en début juin 2014, 500 décollages pour 740 heures de vol, et à bord duquel le secrétaire général de la présidence de la République effectue certains de ses déplacements locaux. Seulement, la non-délivrance (à l’époque) d’un certificat de navigabilité et le fait que les engins aient été dans un premier temps immatriculé au bénéfice de l’armée, suscite des interrogations. Onana N. Aaron : Ecrit Par AfricaPresse.com

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